À Lausanne, la Cité Bellevaux-Pavement reflète les grandes étapes du logement social d’après-guerre. Construite dans les années 1950-1960, puis partiellement transformée dans les années 1990, elle présente aujourd’hui des limites claires : performances énergétiques faibles, espaces exigus, confort parfois insuffisant. Dans un contexte où la densification urbaine et la rénovation énergétique sont devenues prioritaires, ce site offre l’opportunité d’une intervention ciblée. Le projet propose une nouvelle enveloppe – une peau habitable – et la transformation de certains espaces existants en lieux communs appropriables. La notion d’appropriation du lieu de vie, ressortie comme essentielle dans le cadre de l’énoncé théorique sur la question du beau dans le logement, guide ici la démarche. Il ne s’agit pas de tout réinventer, mais de tenter d’apporter une réponse qualitative et digne aux défis contemporains, en offrant aux habitants de meilleures conditions pour s’installer, habiter, et peut-être, s’attacher à leur chez-soi.