I. Le logement est un droit En pleine crise du logement, la ville de Lausanne se réapproprie les interstices du quartier Sous-Gare et les met à disposition d’un syndicat de coopératives. Ce dernier assure la construction de nouveaux logements et garantit qu’ils resteront retirés du marché et de toute recherche de profit. La propriété est partagée entre la Ville, le syndicat et les collectifs de locataires. II. La construction est un lieu de pouvoir La construction industrialisée implique l’asservissement de l’humain et la surexploitation de la nature. Face à la division du travail et à la multiplication des matériaux spécialisés, la charpente prend un rôle global et cumule les fonctions (structure, isolation, revêtement, etc.) L’ouvrage se fait sur le chantier directement à partir de troncs, avec des moyens de production accessibles et reproductibles. Le lien entre l’arbre, l’ouvrier, l’ouvrage et l’habitant est alors continu. III. La sobriété est un devoir Le quartier Sous-Gare est partiellement construit selon une typologie d’immeubles sur plot. Construire dans leurs interstices permet d’améliorer leur performance thermique et leur ventilation grâce aux murs mitoyens. Cela permet en outre de composer des îlots pérennes dont les cœurs sont débitumés et revitalisés. Les nouveaux bâtiments engagent à un mode de vie communautaire qui balance entre intimité et ressources partagées. Ils sont conçus selon des strates thermiques qui minimisent les pertes énergétiques et s’adaptent aux saisons.