Janus
À partir de l’imaginaire de la salle à manger, le projet vise à transformer la barre nord du Parc Kennedy. Par sa situation au centre des quatre barres, le parc possède une limite claire, caractère spécifique aux hétérotopies. Alimenté par la référence du déjeuner sur l’herbe de Manet, le parc est imaginé comme une salle à manger à l’échelle de la ville. Le projet se concentre donc sur la barre en tant que limite entre l’urbain et le parc, en en accentuant les contrastes, tel Janus et ses deux visages. Au nord, la façade en pierre est conservée comme image collective de la substance bâtie de Sarcelles. Au sud, l’extension vers le parc ajoute une échelle intermédiaire, domestique au logement de masse. Formellement, chaque étage entretient un rapport différent avec le parc. En s’élevant du jardin au ciel, la typologie évolue pour offrir différentes situations : le jardin, le belvédère, le promontoire, la maison et le solarium. A l’intérieur des logements, la salle à manger perturbe le plan par sa géométrie, devenant ainsi pièce centrale du logement. De l’échelle du parc à l’échelle du logement, l’imaginaire de la salle à manger est un prétexte pour repenser, réévaluer, remettre en cause la substance conventionnelle du logement.