Le campus compte 14 000 étudiants, et pourtant presque aucun endroit pour cuisiner sur le campus. C’est en analysant la manière dont les étudiant·e·x·s s’approvisionnent sur le campus que nous sommes arrivés à cette conclusion.
D’une part, les étudiant·e·x·s sont dépendants des services de restauration du campus de l’EPFL : on y trouve environ 26 restaurants, cafétérias et food trucks et des supermarchés, proposant des plats trop chers, déjà préparés dans un choix limité. D’autre part, la plupart des étudiant·e·x·s préparent leur repas chez eux. Cependant, le campus n’offre pas les espaces et équipements pour les accueillir : il n’existe, par exemple, que 57 micro-ondes officiels pour environ 14 000 étudiants, soit environ 246 étudiants par micro-onde. Il y a aussi peu d’endroits pour s’installer et manger son propre repas.
Si deux tiers des étudiants (9 000) souhaitent réchauffer leur plat à midi, il faudrait près de 300 micro-ondes pour répondre à la demande en une heure. De plus, comme les restaurants sont souvent occupés par leur clientèle, beaucoup d’étudiant·e·x·s mangent assis par terre dans des espaces inadaptés. Les étudiant·e·x·s ne sont pourtant pas des clients. Militer pour une meilleure accessibilité financière à l’alimentation touche directement leur santé, tout en préservant la dimension publique de l’institution de l’EPFL. Nous envisageons donc une cuisine d’assemblage, un espace en libre accès, pensé pour un usage quotidien, où chacun peut réchauffer ou assembler des repas simples et froids. De l’autre, une cuisine professionnelle permettrait une production culinaire élaborée et conséquente pour des événements estudiantins dans le Student Center. Enfin, un réfectoire directement en lien avec l’extérieur permettrait de répondre au manque de place assise lors des heures de repas et d’offrir une flexibilité au fil des saisons.