Why is it that people don’t dance in the streets today ?
Le phénomène urbain peut dès lors être étudié à travers la densification de sites villageois qui sont des prototypes de villes plus importantes à travers la complexité des relations entre affectations et mise en scène dans l’espace. L’idée est de prendre connaissance de la culture du bâti en traversant de façon détaillée un village à travers sa morphologie et typologie. De comprendre les relations entre le bâti et le territoire. De projeter avec les outils du monde moderne des pratiques mélangeant vie publique et vie privée en extension de structures rurales existantes.
Située à un peu plus de 1’000 mètres d’altitude, la vallée de La Sagne doit son nom aux tourbières qui la couvraient : en patois, le mot « seigne » désigne un vaste marais bourbeux. Les domaines furent délimités par tranches parallèles s’étendant d’un bord à l’autre de la vallée. Les fermes s’alignèrent ainsi le long de la route qui borde le anc ensoleillé du vallon. D’une ampleur tout à fait extraordinaire, le village s’étire sur quelque 2800 mètres au nord-ouest de la vallée. Une seule rue – qui paraît presque sans fin – conduit de La Corbatière au centre villageois greffé sur la bifurcation des routes qui se dirigent vers Le Locle et Les Ponts-de-Martel.
Les thèmes tels que espace public, autarcie intimité, archaïsme, morphologies, typologies, lien, structures, végétation, sols, expression de la matérialité et ornementation sont au centre du projet. Le projet comprendra pour l'ensemble du village une augmentation de la population de 300 personnes soit 300 nouvelles·aux sagnard·es par groupe de travail. Ces habitant·es auront besoin pour vivre d'espaces collectifs, d'espaces de production et de logements.