La communauté se constitue autour de l’une des caractéristiques singulières de la salle de bain : la nudité. Le naturisme devient alors une pratique quotidienne pour les habitants du bâtiment, pensé comme un retour à la nature et un vecteur d’égalité. Par son caractère hétérotopique vis-à-vis de la ville, l’édifice agit comme un contenant permettant l’existence de ce monde nu.
Cette nudité induit un rapport plus sensible au climat, qui se traduit par une succession d’espaces offrant un confort spatial et climatique adapté à chaque saison. Les foyers, grâce à leur forte inertie thermique, assurent un climat stable tout au long de l’année. À l’inverse, de grandes loggias en double hauteur voient leurs ambiances et leurs usages évoluer au fil des saisons : salle de sport en été, jardin d’hiver au printemps, espaces de transition et de rassemblement à d’autres moments de l’année. Les logements s’organisent en appartements composés de quelques chambres, articulés autour d’un espace central. Les loggias et les foyers jouent systématiquement le rôle de lieux de partage entre ces appartements, renforçant la dimension collective de l’habitat.
Le rez-de-chaussée s’ouvre à la ville en proposant des bains publics naturiste, tandis que le dernier étage offre un espace de rassemblement pour toute la communauté, tout en conservant une logique d’usages saisonniers.