Chambre bandes
Dans l’imaginaire commun, la chambre est le lieu le plus reculé, celui dans lequel on se retire. Le lit pour sa part est l’élément indissociable de la chambre, c’est lui qui la caractérise, il est l’apothéose du parcours intérieur, le lieu le plus intime.
Le projet s’intéresse à la contradiction entre le caractère public et privé de la chambre. Il explore la possibilité d’un lit comme pivot entre les parties plus communes et intimes du logement en s’articulant selon trois types d’espaces : Les bandes : elles sont de deux épaisseurs (lit simple et double) et structurent l’espaces. Elles accueillent les services mais aussi les lits. Un espace central plus commun. Des espaces à l’arrière des bandes plus intimes : sans fonction prédéfinie ils sont appropriables de diverses manières par les habitants. Ici la chambre est réduite à son minimum, son lit, elle devient une boite à dormir qui peut se contracter ou se dilater sur les espaces avoisinants en fonction de la privacité souhaitée.
Le rez de chaussée permet d’explorer une nouvelle typologie de studios partagés, toujours structurés selon « les bandes ». Il accueille également des espaces partagés comme par exemple une salle commune offrant la possibilité de dormir, de méditer, de rêver tous ensembles. Le projet permet donc d’explorer à la fois le sommeil le plus intime mais aussi le sommeil le plus partagé.