Hors Zones à Bâtir : Vers une Infrastructure métropolitaine de continuité socio-écologique

Florence Bieth

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Valentin Bourdon

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Elena Calafati

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Elena Cogato Lanza

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Marina Emilie Garlatti

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Flore Jeanne Marie Andrea Guichot

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Noélie Lecoanet

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Mathilde Loiseau

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Sylvie Tram Nguyen

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Tommaso Pietropolli

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Paola Viganò

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Marine Villaret

Dans le Grand Genève, un tiers du territoire est composé de cultures agricoles et de milieux ouverts, qui participent au patrimoine paysager de l’agglomération et constitutif des habitats de la faune et de la flore. Ces milieux – essentiellement occupés par les espaces naturels et semi-naturels (champs cultivés, forêts, réserves naturelles, cours d’eau…) mais aussi par les chemins, les routes et les constructions éparses – sont structurants pour le territoire et sont constitutifs du cadre de vie, support d’activités qui se déploient de l’échelle du grand paysage à celle de la proximité.

La présente étude propose une image directrice de l’espace non construit de l’agglomération transfrontalière par une planification spécifique, celle d’une Infrastructure métropolitaine pour la continuité socio-écologique. En désignant cette infrastructure par l’énonciation de principes et en la représentant au moyen d’une image synthétique, l’objectif est d’appréhender la multifonctionnalité de cet espace et d’en assurer sur le long terme les services écosystémiques attendus à l’échelle de l’agglomération, en intégrant les transformations nécessaires afin de faire face aux effets du changement climatique, aux défis de la transition socio-environnementale. D’ici l’importance d’une gestion coordonnée et cohérente de ce territoire, en raison notamment de son caractère multifonctionnel et de la complexité de la cohabitation d’usages et de fonctions : la situation économique des agriculteurs, l’écologisation de l’agriculture, les nouveaux besoins en matière de loisirs, les changements climatiques, etc. Le périmètre de réflexion est celui du Grand Genève, dans la réalité d’un fonctionnement à l’échelle transfrontalière, l’optique celle des services écosystémiques, définis comme étant les biens et services dont les hommes et l’écosystème dans son ensemble bénéficient directement ou indirectement, et qui assurent non seulement leur existence, mais aussi leur bien-être. Les services écosystémiques constituent donc le prise à travers lequel organiser un projet territorial de la multifonctionnalité et de continuité, dans une logique socio-écologique.

La portée plus fondamentale de cette approche est de permettre un changement de paradigme dans l’interprétation de l’espace rural au sein de planification directrice, passant d’un espace-patrimoine – où la ruralité est appréhendée comme un « capital » à l’échelle du Canton de Genève – au statut d’un agent métropolitain, d’un espace actif dans les équilibres et dynamiques multifonctionnelles de l’ensemble du territoire, et ceci sur la base de toute la variété de ses composantes, de toute nature et échelle.

L’hypothèse est donc celle d’un espace rural comme espace structurant, une capacité structurante qui repose autant sur l’entité de son étendue, sur les figures selon lesquelles il se déploie, que sur les matériaux qui le constituent. L’image directrice contenue dans l’étude articule cette hypothèse et l’étend à l’ensemble des espaces non bâtis présents dans l’agglomération : les espaces ouverts qui s’entremêlent au reste (aux forêts, aux infrastructures, au bâti et à l’agriculture), dont l’extension est du même ordre que l’agriculture – un tiers – dans le canton de Genève. La vision d’ensemble est celle d’un espace censé orienter non seulement les politiques liées à l’espace rural (et donc essentiellement liées à l’agriculture, à l’hydrologie, à la biodiversité, etc.) mais aussi les politiques urbaines métropolitaines (notamment la densification, mais aussi la relation ville nature), au moyen d’une image directrice qui considère les interrelations entre les différents usages du sol. La recherche par le projet a été essentielle pour arriver à l’image directrice ici présentée et à la formulation des principes qui la synthétisent, afin de penser une « infrastructure » capable de structurer la Transition écologique et sociale des territoires ; pour commencer à envisager une infrastructure métropolitaine de continuité socio-écologique.


Laboratoire d’Urbanisme (Lab-U) et Habitat Research Center (HRC), EPFL

Direction du projet :
Paola Viganò (Lab-U - HRC)
Elena Cogato Lanza (Lab-U - HRC)
avec Tommaso Pietropolli (Lab-U)

Equipe de coordination :
Marina Garlatti (Lab-U - HRC)
Florence Bieth (Lab-U - HRC)

Equipe de projet :
Valentin Bourdon (HRC)
Elena Calafati (Lab-U)
Flore Guichot (HRC)
Noélie Lecoanet (Lab-U)
Mathilde Loiseau (Lab-U)
Sylvie Nguyen (Lab-U)
Marine Villaret (Lab-U)

Comité de pilotage du Grand Genève :
Emmanuel Ansaldi (OCAN)
Frédéric Bachmann (OCEau / DT)
Laurent Badoux (OU / DT)
Laurence Crémel (HEPIA)
Valentina Hemmeler Maïga (OCAN / DT)
Mathieu Iglesias (DPA / DT)
Charlotte Le Gouic (Pôle métropolitain du Genevois français)
Thierry Maeder (Région de Nyon)
Güner Sengul Juranville (DPA / DT)
Eric Zellweger (OU / DT)

Team
Unit:
HRC, LAB-U
Teachers:
Elena Cogato Lanza, Paola Viganò
Assistants:
Florence Bieth, Valentin Bourdon, Elena Calafati, Marina Emilie Garlatti, Flore Jeanne Marie Andrea Guichot, Noélie Lecoanet, Sylvie Tram Nguyen, Tommaso Pietropolli, Marine Villaret
Infos
Year:
2021, 2022
Period:
Fall
Category:
Research Project
Topic:  
Architecture, Landscape, Society, Territory, Urban study, Environment
Copyright:
All rights reserved
Permalink
livingarchives.epfl.ch/projects/4870/hors-zones-a-batir-vers-une-infrastructure-metropolitaine-de-continuite-socio-ecologique/